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La cerise de Montmorency est une griotte acide. Il en existe différents types :
Cette cerise est très ancienne. La première description de ce fruit est faite en 1616. Depuis cette date, sa réputation croit jusqu’au XIXème siècle pour en faire l’une des cerises les plus prisées des amateurs. Malgré ce succès, les producteurs décident de planter au début du XIXème siècle des cerisiers venus du Royaume-Uni qui sont plus résistants et dont les fruits ne dégénèrent pas avec l’âge. Pour autant, la variété qui avait fait la valeur de Montmorency n’a pas disparue. Quelques aménagements dans la production permettent aux fruits de retrouver tous leurs avantages.
Si la cerise de Montmorency est très recherchée, notamment pour les conserves et les confitures, il est de plus en plus difficile de s’en procurer. En effet, le marché est dominé par les bigarreaux avec 90% de la production française. La Montmorency est donc désormais considérée comme un produit de luxe. Ceci s’explique par les faibles rendements des cerisiers qui en sont porteurs. D’une vingtaine de variétés produites au sortir de la guerre, on en dénombre aujourd’hui essentiellement deux :
Ces deux cerises sont greffées sur des merisiers. On reproduit ainsi les gestes qui garantissaient autrefois une meilleure récolte.
Cueilli du 15 juin au 15 juillet, ce fruit rouge vif à chair tendre, juteuse, acide et peu sucrée n’a qu’une production confidentielle. Aujourd’hui, on ne dénombre plus que 600 arbres en culture commerciale.