Originaire des Yvelines, la volaille de Houdan porte le nom de la commune qui l’a vu naitre. Au XVIIIème siècle, on apprécie sur les grandes tables les
poulets huppés dont la chair est fine que les
éleveurs de Houdan adoptent au
début du XIXème siècle. Entre 1840 et 1860, ils prennent la première place aux éleveurs normands ; La poule de Houdan est alors très appréciée. Elle obtient même en 1863 le titre de « Poule française pas excellence ». Il
s’en vend des millions chaque année sur les marchés de Paris et sa région.
Entre 1870 et 1914, la réputation et les prix ne cessent de croître. Par exemple, en 1905, un dindonneau de Houdan est vendu 10 à 18 francs pièce contre 6 à 12 francs pièce pour un de Bresse. Mais le succès rencontré par ces volailles, ne dure pas et après la Grande guerre, elle disparaît.
Malgré les
actions de relance entreprises ces dernières années, et l’obtention d’un Label rouge et d’une IGP, les producteurs ont à nouveau rencontré des difficultés notamment du fait des coûts élevés de production.
La volaille de Houdan tient son attrait de son système d’élevage particulier:
- Race spécifique : huppe importante, plumage noir caillouté de blanc, crête double, taille moyenne, c’est une volaille légère ;
- Alimentation limitée en matières grasses à base de céréales produites sur l’exploitation avec finition au lait et à la crème ;
- Bâtiments d’élevage nommé « Houdan » conciliant tradition et normes sanitaires actuelles ;
- Elevage en liberté ;
- Abattage dans des abattoirs agréés ;
- Age d’abattage : il diffère selon les produits :
- Poulet de parcours : 18 semaines ;
- Poulet moelleux : 20 semaines (dont 2 en claustration) ;
- Poularde : 20 semaines (dont 3 en épinette (Cage en bois ou en osier, dans laquelle on place une volaille pour l'engraisser) ;
- Chapon : 32 semaines (dont 3 en épinette).