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L’Ile de France accueille 11 millions d’habitants, soit 1/ 5ème de la population française et 40 millions de touristes y sont de passage chaque année.
De ce fait, certains sujets de problématique alimentaire apparaissent comme particulièrement stratégiques :
La production agroalimentaire francilienne est importante. Première région française en valeur ajoutée, elle est orientée plutôt vers la seconde ou troisième transformation. Outre la présence de sièges sociaux des grandes entreprises, l’activité productive en Île-de-France est composée essentiellement de petites et moyennes entreprises, voire de très petites entreprises. L’Île-de-France est la quatrième région française en nombre d’entreprises agro-alimentaires au sens strict. En effet, la filière alimentaire (incluant le secteur des IAA, le commerce de gros et le secteur de la restauration collective) représente 140 000 emplois et 10 700 établissements.
Le commerce de produits alimentaires et la restauration commerciale et hors foyer sont très développés. Le Marché International de Rungis est le plus grand marché agroalimentaire du monde et traite 1 500 000 tonnes de produits alimentaires à l’arrivage par an. Autre caractéristique des dernières décennies, l’essor de la restauration hors foyer, qui constitue également un déterminant de l’évolution des consommations alimentaires. La restauration hors foyer représente en moyenne 100 repas/an et par habitant en France, plus encore en Ile-de-France. La restauration collective participe donc pour une part non négligeable à la couverture des apports nutritionnels des franciliens.
Il est à noter que le renouvellement de la génération du baby-boom posera un problème déterminant en matière de formation. En effet, un agriculteur sur deux partira en retraite d’ici 2015. Il en sera de même pour environ 20 000 actifs de l’agroalimentaire.
L’Ile-de-France est constituée pour plus des trois quarts de son territoire de campagnes rurales composées de terres agricoles (52% du territoire) et de forêts (23%). Ces espaces ouverts remplissent de multiples fonctions :
Economique ;
La progression de la consommation de terres agricoles pour l’urbanisation est constante mais pas uniforme sur l’ensemble du territoire francilien. Elle touche en priorité les espaces agricoles proches de l’agglomération centrale, c’est-à-dire de la ceinture verte et ceux compris dans les périmètres des villes nouvelles.
En 2005, l’Ile-de-France comptait quelques 5 600 exploitations agricoles composées de la juxtaposition de petites unités spécialisées et de grandes exploitations de grandes cultures ou polyculture élevage. La tendance générale est à la diminution du nombre d’exploitations (- 3,1 % par an) et à l’agrandissement (surface moyenne des exploitations de 100 hectares en 2005 contre 89 hectares en 2000). 46 % des exploitations font plus de 100 hectares et elles cultivent 82 % de la superficie agricole régionale.
Les trois quarts des exploitations sont des exploitations de grandes cultures (céréales, oléo protéagineux, betteraves) de grande taille, qui cultivent plus de 90% de la surface agricole régionale. La part des exploitations horticoles et fruitières représente 10 % en 2005. Elle continue à s’éroder (- 29 % entre 2000 et 2005).
L’élevage semble se maintenir à un niveau bas. L'Ile-de-France recense 1 395 élevages d'animaux de rente, pour majorité des élevages de bovins (45%), des élevages de petits ruminants (731 établissements soit 45% des élevages), et de façon très ponctuelle des élevages de porcs (18 établissements) et de poules pondeuses (21 cheptels). La taille des élevages est très variée, allant de structures très performantes à des fermes pédagogiques beaucoup plus modestes.
Le chiffre d’affaire de la ferme "Ile-de-France" est aux alentours de 1 milliard d’euros par an. La composition du chiffre d’affaires de l’agriculture est stable. Les céréales procurent 38% des recettes, les fruits et légumes, les pommes de terre et les fleurs 30%, les plantes industrielles 21% et les produits animaux à peine 5.5%. La majeure partie des productions agricoles franciliennes est soumise aux fluctuations des prix mondiaux.
La recherche de nouveaux débouchés (développement de filières industrielles de biocarburants et développement des circuits courts et de la vente directe pour une consommation locale) sont des axes de valorisation de la production francilienne.
Source : DRIAAF