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L’Ile-de-France, située au cœur du Bassin parisien céréalier, est traditionnellement une région de grandes cultures. La part de terres labourables, déjà importante, n’a cessé de se confirmer au fil du temps.
Le blé tendre est la production phare de la région Ile-de-France, avec 242 960 ha emblavés lors de la campagne agricole 2002. Il arrive bien loin devant l’orge, le colza et le maïs grain. Le blé se répartit de façon homogène dans toutes les zones de grandes cultures et représente, sur l’ensemble de la région, 44% de la superficie agricole utilisé (SAU).
Les résultats du dernier recensement agricole montrent que le maïs grain est désormais supplanté par l’orge et le colza, voire, certaines années, par la betterave.
La part relative de l’orge dans la SAU est en augmentation depuis 1988. L’orge, même si elle est présente sur l’ensemble du territoire régional, se concentre dans le Gâtinais français, au sud de la région. Dans cette zone, l’orge brassicole est liée au terroir et figure même dans le logo du parc naturel régional du Gâtinais français.
Les betteraves sucrières représentent, selon les années, la quatrième ou cinquième production francilienne en termes de surfaces. La contribution francilienne représente 10% de la récolte nationale. Régulièrement, l’Ile-de-France affiche le deuxième rendement français en betteraves. La Seine-et-Marne et le Val-d’Oise sont les principaux producteurs de la région.
Le colza affiche en 2000 une superficie de plus de 52 000 ha. C’est l’une des cultures qui a le plus progressé depuis 1988 : + 60%.
Elle occupe, en 2000, le troisième rang des productions végétales.
Le colza est présent partout dans la région.
Depuis 1988, le pois a connu un effondrement de ses surfaces. En effet, cette culture est, depuis environ 1998, victime d’un champignon spécifique. C’est pourquoi le pois a été remplacé par un autre protéagineux : la féverole.
Les maladies du pois ont permis à la féverole de retrouver une place dans l’agriculture francilienne et, depuis 1998, sa production n’a pas cessé d’augmenter.
Parmi les autres grandes cultures, les surfaces en légumes de plein champ, c’est-à-dire les légumes rentrant dans une rotation avec des productions non horticoles, sont en augmentation de 13%. Les légumes de plein champ constituent une bonne culture de diversification pour les céréaliers.
Certaines petites productions à forte valeur ajoutée connaissent depuis 1988 un fort développement de leur surface, notamment :
Source : Le Grand Atlas Rural de l’Ile-de-France